mardi 27 décembre 2011

Dernière sortie de l'année


Avant de passer aux agapes de fins d’année, j’avais besoin de prendre l’air  et par la même occasion d’effectuer une dernière sortie pêche pour l’année 2011. C’est avec mon padawan, Seb le couvreur que celle-ci va se dérouler au réservoir de la Moselotte le 23 Décembre. Départ de la maison à 7h30, c’est plus tôt que pour aller au travail … A priori le temps devrait être convenable, pas de pluie annoncée sur la journée. Une fois sur place, nous constatons que le neige est encore omniprésente, elle est plus visible sur les pentes de la montagne, seul quelques tâches subsistent autour du lac.
Comme par habitude j’équipe ma canne Orvis Hélios zéro gravity pour la pêche à vue. Ce n’est seulement une fois au bord de l’eau que je vais me rendre compte que cette méthode ne va pas être des plus simples à employer car l’eau est bien loin d’être limpide. Très rapidement je vais monter un chiro sur la pointe de mon bien long bas de ligne, environ six mètre cinquante. Même avec cette artificielle la tâche s’avère ardue,  il n’y a aucune activité. En milieu de matinée, quelques sporadiques gobages apparaissent ce qui me donnera l’occasion de prendre une belle truite arc en ciel en sèche à vue.


A midi, le bar reste ouvert, c’est une bonne nouvelle, avant il fermait. L’intérieur a été réaménagé ce qui permet aujourd’hui de faire un peu de restauration. Rien à voir avec ce qui se faisait auparavant. Cette fois ci nous avions pris le casse-croute, la prochaine fois je testerai l’entrecôte frite … Après manger, je décide de rester sur le même style de pêche avec ma soie de cinq et mon grand bas de ligne, tandis que mon padawan décide de passer à la grosse cavalerie en pêchant au streamer. Bien va lui en prendre car cela va lui permettre de prendre quelques truites arc en ciel plutôt de grosse taille. De mon côté, c’est toujours la galère même si à force de persuasion, je vais quand même finir par prendre trois poissons à vue ce qui au vu des conditions de visibilité sera plutôt satisfaisant.


Dommage tout de même que les poissons n’étaient pas plus actifs que cela dans la pellicule. Avant que la nuit ne tombe, je repasserai à la pêche avec une seule nymphe de chironome ce qui me rapportera encore une truite. Mais bon il faut se faire une raison, nous sommes fin décembre et nous pêchons encore à la mouche, il ne faut pas se plaindre. Comme on dit par chez nous, à la revoyotte !

jeudi 22 décembre 2011

Massacre au réservoir de Socourt


Le titre de cet article pourrait prêter à confusion mais tout malentendu va être rapidement dissipé. En effet, le Club la Phrygane Spinalienne organisait sa traditionnelle sortie mensuelle avec pour décor le réservoir de la Moyenne Moselle situé à Socourt. C’est avec grand plaisir qu’une quinzaine de membre du club se retrouvaient sur place pour cette sortie en réservoir dès huit heures le 10 Décembre dernier. Le temps semblait plutôt clément, un peu frais mais sans pluie avec un léger vent qui venait rider la surface sur une partie de l’étendue d’eau. En principe de quoi trouver des poissons actifs dans la couche d’eau supérieure. J’avais toutefois quelques doutes car dans les jours précédent la sortie, j’avais reçu quelques photos de la part de Laurette qui montraient les dégâts provoqué par une attaque en règle du grand cormoran. Plus tard en fin d’après midi, nous apprendrons que cette attaque a été menée par environ trois cent individus au plumage noir ! La photo ci-dessous parle d’elle-même …

Impossible de manger ces poissons trop gros, les hérons cendrés finiront le travail !
Alors que chacun s’équipaient, je scrutais le réservoir afin de déceler la moindre activité afin de me placer dans un secteur avec du poisson actif. La seule chose que j’ai vu, c’était ces fichues bestioles noires qui tournoyaient au dessus du réservoir afin de venir prendre un petit encas ! Certes, ils n’étaient pas nombreux trois où quatre mais c’était sans doute des précurseurs. Comme nous étions là ils n’ont pas osé passer à l’attaque. Chacun a commencé à se répartir autour du plan d’eau en espérant réaliser quelques captures. De mon coté c’est avec un train de nymphes de chiros que j’entamai la partie mais rapidement j’ai compris que la journée serait très difficile. En effet les truites se cantonnaient en bordure et pour certaines carrément à l’arrêt dans quelques centimètres d’eau. En milieu de matinée, après une ou deux prises tout de même, j’ai décidé de changer de technique pour passer en mode nymphe à vue. Rapidement la donne à changé et j’ai réussi à capturer quelques poissons supplémentaires.

Tout autour du réservoir, chacun des membres du club, réussissait aussi la capture de quelques spécimens. A midi, tout le monde était bien heureux de se retrancher dans le chalet où régnait une douce chaleur produite par le feu de bois allumé dans le fourneau. Les agapes vont bon train pendant une grosse heure, et encore une fois, le dessert de la fabrique « Laurette and Co » a suscité de nombreux intérêts ! Des petits gâteaux moelleux à la saveur carambar et des macarons aux divers parfums ont terminé de remplir les estomacs accompagné par une tarte aux pommes que j’avais également confectionné dès potron-minet.


Dès la reprise en début d’après midi, le constat était le même, pas de poissons en activité et toujours ces derniers entre les cinq premiers mètres et la bordure se déplaçant en groupe plus ou moins conséquent. Pour autant, les prises seront tout de même un peu plus nombreuses mais sans toutefois être exceptionnelles. Je tentai l’aventure une nouvelle fois au train de chiros après avoir observé quelques marsouinages mais aucune truite ne se laissa prendre au piège tendu. Je tenterai le coup en sèche, même constat, au streamer, pareil. Donc c’est encore à vue sur des poissons passant sur la bordure que je réaliserai la capture de quelques truites mais franchement pas de quoi se relever la nuit.

A la tombée de la nuit chacun regagnait sa voiture avec quand même une pointe de déception. L’oiseau noir nous aura joué un bien sale tour sur ce coup là. Désormais un système d’effarouchement est mis en place sur le plan d’eau, j’espère que cela sera efficace et permettra ainsi de réaliser des parties de pêche convenables dans le futur. Mais attention, le système d’effarouchement n’est pas la solution miracle car de toute façon cela ne fait que reporter le problème ailleurs. La solution serait purement et simplement l’éradication de cet oiseau de malheur sur les terres, n’en déplaise à certains défenseurs.


Pour le moment la rivière est épargnée à cause de la montée d’eau suite à la tempête Joachim. Mais dès lors que la rivière aura retrouvé un débit normal, le grand cormoran sévira à nouveau et si peu que les étangs soient gelés de nouveaux massacres sont à prévoir sur les rivières mais cette fois les poissons étant plus petits, il n’y aura pas de traces si ce n'est de la fiente blanchâtre sur les arbres ce qui aura aussi pour effet de les faire pourrir !!!

mardi 13 décembre 2011

Qui osera les manger ?


Cela fait un bon moment que je souhaitais écrire cet article et je pense que le moment est venu de vous parler de la qualité de nos rivières et plus particulièrement de la Moselle. Il me semble que si la rivière est dégradée, les habitants de cette dernière le sont aussi, donc qui pourrait avoir envie de manger des poissons de cette rivière ? Il y a fort longtemps, plus de vingt années, je sais que les pêcheurs à la mouche fréquentaient déjà la rivière et que les poissons étaient nombreux. Tous les poissons gobeurs étaient présents en nombre, chevesnes, vandoises, ablettes, rotangles, truites et ombres communs et sûrement encore d’autres, et la rivière était régulièrement en ébullition au moment des éclosions à tel point qu’il était impossible de faire une dérive dans prendre une des ces espèces !

L'eau ferrugineuse c'est peut-être comme ça qu'elle ce fait ?
 Je me rappelle quand même assez bien cette période, où adolescent, pendant les grandes vacances, je me rendais régulièrement depuis Girmont à la piscine de Thaon les Vosges et de ce fait, je passais sur le pont enjambant la Moselle et je pouvais y voir de nombreux poissons. Aujourd’hui, il suffit de se rendre sur ce même pont et vous comprendrez bien qu’il y a un problème sur cette rivière, tous ces poissons ont disparu ou presque ! Tout juste quelques hotus se délectent de quelques trop rares larves sur les plaques rocheuses. Je parle ici de ce pont mais mes propos restent valables sur la totalité de la rivière. 

No comment !
Quelles pourraient être les raisons de ces changements ? La pression de pêche ? Certainement pas, les ventes de cartes sont en chute libre depuis plusieurs années, même si parmi les disciples de Saint-Pierre certains sans activités y passent le plus clair de leur temps. Les prélèvements trop nombreux ? Cela peut jouer dans certains cas, mais soyons sérieux, je ne vois pas les pêcheurs responsables de la disparition des poissons blancs vu le peu d’intérêt culinaire de ces derniers. J’entends déjà certains accuser le fameux cormoran, phalacrocorax, et le porter comme unique responsable, il a sûrement une part de responsabilité mais je ne lui ferai pas porter le chapeau. D’ailleurs, il n’y a pas que les poissons qui disparaissent, très honnêtement, vous pensez que le grand cormoran mange des larves d’éphémères pour ne citer qu’elles ? Bien sûr que non !

De la pollution, où ça ? Il n'y a rien là ...
Le mal est ailleurs, plus insidieux, pernicieux, la pollution est là, partout autour de nous et nous fermons les yeux ! Oui, bien sûr les rivières sont polluées depuis la nuit des temps mais seulement les pollutions étaient différentes. Souvenez-vous, à l’époque, les égouts qui se jetaient dans nos rivières, il y avait de la matière organique dans ces rejets là, les poissons arrivaient à vivre et à se reproduire, la rivière pouvait digérer ces matières, à ce jour ce genre de rejets tend à disparaître et c’est une bonne chose même s’il reste encore de gros points noirs. La population s’est densifiée et nos stations d’épuration ne sont pas en mesure de retraiter toutes les matières qui se présentent au dégrilleur. Je doute du bon fonctionnement de ces stations où effectivement on voit parfois sortir de l’eau claire mais au final, que contient t-elle vraiment ? Je n’ose y penser. Chacun d’entre nous utilise des produits de plus en plus puissants pour nettoyer ceci ou cela, souvent à composante chimique, donc plus difficile à retraiter en station d’épuration. Cela doit forcément avoir un impact.

Lessive et compagnie !
Et les entreprises dans tout ça, n’ont-elles pas une part de responsabilité ? Il suffit de faire un rapide tour d’horizon auprès des nombreuses usines qui utilisent l’eau de la rivière et chacun pourra se rendre compte qu’elles contribuent à pourrir la rivière. Sans la moindre analyse, juste en regardant la texture ou la couleur des fonds voir de l’eau, on se rend vite compte de l’étendue des dégâts. Mais à en croire certains, les usines ne polluent pas !

L’agriculture elle aussi joue un rôle, il faut récolter toujours plus avec encore plus de rendement. Cela ne se fait pas sans mal, donc il faut ajouter des produits à la terre qui à un moment ou un autre finissent par se retrouver dans la rivière ! Comment expliquer toutes les algues filandreuses qui colmatent les fonds ? L’explosion de la renoncule aquatique qui devient plus qu’envahissante ? Quand je lis dans la presse que la renoncule est signe de bonne qualité d’eau, cela me laisse perplexe.

Extraordinaire non ? En permanence dans la Moselle ...
Les poissons qui peuplent encore les eaux de la Moselle sont de sacrés guerriers, il leur faut une sacrée dose de courage pour lutter de la sorte contre toutes ces pollutions chroniques et pour certains être encore capables de se reproduire de temps à autres. Je reviens sur la population des ombres commun de la moyenne Moselle, il faut être conscient que sans l’effort consenti par les AAPPMA et la fédération de pêche des Vosges de mettre des juvéniles depuis quelques années et de les protéger par un arrêté de pêche sans tuer, ils auraient disparus de la circulation depuis belle lurette !

Afin de conclure cet article, amis pêcheurs, avez-vous observé des grandes éclosions ces dernières années ? Avez-vous soulevé des cailloux pour voir les larves qui résident sous les pierres ? A part les larves de phrygane qui elles supportent plutôt bien la pollution, la diversité disparaît peu à peu et tout cela dans la plus grande indifférence. J’aimerai bien voir un IBGN réalisé sur la rivière, histoire de voir où nous en sommes. L’IBGN (Indice Biologique Global Normalisé) est une méthode standardisée utilisée en écologie appliquée afin de déterminer la qualité biologique d'un cours d'eau. On y trouvera sans doute, des phryganes ce qui n’est pas gage de bonne qualité, loin s’en faut. Parmi elles des hydropsyches, des larves à fourreau, sûrement un peu de larve de baétis car quelques éclosions se sont déroulées cet automne mais après, que trouvera t-on ?

Sympa la couleur de l'eau non  ? Il faut voir le fond à cet endroit, c'est stupéfiant !
Au moment où j’écris ces lignes, la Moselle comme de nombreuses rivières a vu son niveau augmenter suite aux pluies conséquentes des jours derniers. Les pollutions diverses et variées s’en trouveront diluées. Peut être que cela permettra de limiter la casse sur les rivières franc-comtoises qui sont en pleine souffrance, depuis quelques années. Mais ce qui m’inquiète pour notre avenir tout proche c’est le déroulement du frai des truites de cette fin d’année. Sur la Moselle, les truites n’ont pas réussi à rejoindre les tributaires pour se reproduire, elles ont frayé en pleine rivière, et avec l’augmentation soudaine du débit, il y a fort à parier que tout a été balayé par la force du courant. Il ne reste plus qu’à espérer que quelques truites n’aient pas encore décidé que le moment de la reproduction était venu et cela permettra de soutenir les populations restantes.

Certes sur le département de nombreuses écloseries sont activées et cela permet de colmater les brèches mais je me pose souvent la question suivante. Depuis le temps que l’homme remet du poisson dans la rivière, il ne devrait plus y avoir de place pour y mettre de l’eau et pourtant il n’en est rien. Alors, un jour il va vraiment falloir prendre des décisions et sacrifier l’argent dévolu aux alevinages en tout genre et plutôt consacrer ce même argent pour la vraie réhabilitation du milieu et lutter contre les pollutions. Je reste persuadé que les insectes et les poissons retrouveront leurs places dès lors que le milieu le permettra.

Non, non, ceci n'est pas une frayère !
Nous voilà à la fin de ce billet et j’en reviens à mon titre, après avoir lus ces quelques lignes et vus ces images à vous poser la question suivante, qui osera les manger ? Moi c’est sûr je m’y refuse !


mardi 29 novembre 2011

Fermeture partielle du Parcours No-Kill d'Epinal


Une petite information aujourd’hui concernant le parcours no-kill d’Épinal qui vient de fermer sur sa partie amont. Comme chacun le sait le parcours est divisé en deux parties, le parcours amont depuis le pont Patch jusqu’à la passerelle du cours et la partie aval de la même passerelle au premier barrage rencontré appelé barrage du musée.

Le parcours ouvre le troisième samedi du mois de mai chaque année dans sa totalité donc en même temps que l’ouverture de l’ombre commun. Ensuite la partie amont ferme le dernier dimanche de Novembre, cette année c’était donc dimanche dernier, le vingt sept novembre. La partie aval reste ouverte afin de pouvoir pêcher un peu les carnassiers jusqu’au dernier dimanche de Janvier de l’année suivante, sous réserve de reprendre le permis de pêche de la nouvelle année bien entendu.



Parfois je me demande si la documentation reçue lors de la prise du permis de pêche est lue ? Pourtant le livret délivré par la fédération de pêche des Vosges est clair, et si le pêcheur n’est pas de la région l’affichage sur le parcours à l’aide des deux vanoises au niveau de la passerelle est suffisamment explicite pour ne pas prêter à confusion. Si je prends mon exemple personnel, quand je me déplace sur une rivière que je ne connais pas, je me renseigne, de nos jours c’est très facile pour celui qui veut s’en donner la peine.

Vous allez me dire, pourquoi ce rappel ? Tout simplement parce que hier lundi 28 novembre deux pêcheurs pratiquaient sur la partie amont du parcours. Désolé mais je ne leur trouve aucune excuse.

Je crains qu’avec la délivrance des cartes par Internet disponible à compter du 16 décembre 2011 il faille s’attendre encore à de belles surprises l'année prochaine…


vendredi 25 novembre 2011

Retour sur le 6° salon des pêcheurs d'Epinal


Le Sixième salon des pêcheurs d'Épinal s’est déroulé le week-end des 19 et 20 Novembre derniers dans la salle de l’espace cours d'Épinal. Ce salon a tenu toutes ses promesses avec un nombre de visiteurs en hausse, il devient, au dire de certains exposants, le salon incontournable du grand Est de la France. Cette année encore de nombreuses démonstrations de pêche avaient lieu sur les berges du parcours no-kill, pêche aux leurres, au coup, à la bolo ou encore au quiver, sans oublier les démonstrations de pêche à la mouche et de tenkara par le club mouche la Phrygane de Fribourg.  (Avec une autorisation préfectorale bien sûr)

Démonstration de lancer par SERGE de la Phrygane Suisse

A l’intérieur, pas moins de trente exposants étaient présent pour proposer leurs articles aussi bien dans le domaine de la pêche à la mouche que dans les autres techniques, la pêche aux leurres qui connait un succès grandissant dans la région était bien représentée sur les étals avec en prime l’association carnalor qui présentait les différents savoir faire mais aussi savoir être.

Durant les deux jours, chacun pouvait trouver son bonheur, que ce soit en matériels neufs ou encore d’occasion par le biais de la brocante. Les vêtements techniques, les lunettes ou encore la littérature mais aussi les coins de pêche à découvrir en rivière, lacs et étangs, par l’intermédiaire des guides de pêche. Il y avait même de quoi faire plaisir aux dames avec des bijoux fabriqués avec des plumes toutes plus colorées les unes que les autres sans oublier les sacrées mouches pour ceux qui n’aiment ou ne veulent pas se lancer dans la fabrication des artificielles. A ce sujet quelques monteurs s’en donnaient à cœur joie pour montrer leur savoir faire, entre Eddy avec le montage de souris, Philippe et ses montages novateurs en plume de coq, André et ses mouches à ombres, sans oublier Claude, Stanislas et Matthieu, les spectateurs en prenaient plein les yeux et découvraient de multiples façons de monter des mouches artificielles.

Un stand pendant ce salon

Je vais maintenant remercier tous les visiteurs qui se sont déplacés pour venir assister au Sixième salon des pêcheurs d'Épinal mais aussi les exposants qui encore une fois nous ont fait confiance. Je souhaiterais aussi mettre en lumière toute l’équipe du club mouche la Phrygane Spinalienne qui a brillamment contribué à la réussite de ce salon. Je souhaiterai aussi m'excuser de n'avoir pas réussi a être plus disponible, je sais que certains amis sont passés et nous ne nous sommes même pas vus ! Comme chacun le sait, ou pas, ce salon a lieu tous les deux ans donc je vous donne rendez vous pour la prochaine édition en novembre 2013 pour la septième édition !

Il est bien difficile de parler d’un événement passé quand on fait partie de l’organisation, je pense que c’est à vous les visiteurs de nous dire ce que vous avez pensé de ce salon ?

Démonstration de lancer par SERGE de la Phrygane Suisse
Je ne peux malheureusement pas vous présenter plus de photos pour cause de droits à l'image, en parlant photo, merci à Lorette pour m'autoriser à utiliser ses photos que je trouve toujours aussi belles.

dimanche 6 novembre 2011

Le salon de la pêche d'Epinal approche ...

Dans moins de deux semaines le salon de la pêche d’Épinal battra son plein. Pour faire un petit coup de pub supplémentaire voici le flyer qui sera distribué prochainement. Vous trouverez également le plan pour vous rendre au ce qui n'est pas négligeable.


Venez nombreux visiter le seul salon entièrement dédié à la pêche du grand-Est de la France qui je le rappelle est gratuit ! Le parking du petit champs de mars à proximité est lui aussi entièrement gratuit alors n'hésitez pas. Restauration sur place.

mercredi 26 octobre 2011

Pêche d'automne sur la moyenne Moselle


Le samedi 22 et dimanche 23 Octobre, un rassemblement de pêcheurs "gobnautes" issus de la communauté du grand Nord-Est avait lieu sur la rivière Moselle. Il allait être temps pour moi de mettre enfin des visages sur des pseudos. Le point de rendez-vous de cette rencontre était donné à proximité de la fédération de pêche des Vosges pour neuf heures, les premières retrouvailles et connaissances faîtes pour les autres, le groupe de 14 pêcheurs s'est divisé en plusieurs petites équipes afin de mieux se répartir sur la rivière. Ce matin là, la brume et la fraîcheur étaient également au rendez-vous, du coup quasi aucune activité des poissons n'était à signaler. Vers treize heures, la brume se décidait à nous quitter pour laisser apparaître un franc soleil. En fonction des secteurs, des éclosions de petits éphémères se sont déroulées pendant une partie de l'après midi et les thymallus en profitaient pour venir se nourrir en surface sans toutefois que cela soit extraordinaire. Principalement des ombrets se sont laissés prendre aux pièges tendus par la horde de furieux moucheurs du grand Nord-Est.

Brume sur la Moselle, photo de JM51

En fin d'après midi, début de soirée, retour au parking du matin où chacun raconte sa journée le tout arrosé d'un petit apéro improvisé avec quelques vins blancs consommés avec modération bien entendu !
Certains amis moucheurs devaient déjà nous quitter pour rejoindre leurs lointaines contrées tandis que d'autres se retrouvaient dans un gîte, après un petit périple dans la campagne Vosgienne ... Une fois tout le monde installé, les choses sérieuses pouvaient débuter, l'apéro et une raclette partie et pour finir les desserts qu'André avait apporté pour l'occasion dont une fameuse tarte au fromage. Vers deux heures du matin il était temps pour moi de rejoindre mon domicile car quelques kilomètres m'attendaient encore.

Le matin même, la finale du championnat du monde de Rugby entre l'équipe de France et celle de Nouvelle Zélande avait lieu avec pour vainqueur cette dernière équipe par le plus petit écart possible. D'un seul tout petit point les "All Black" s'étaient imposés sur le score de huit à sept. Après cette belle finale, je reprenais la route pour rejoindre l'équipe de joyeux drilles sur les rives de la Moselle, petite déception, une partie de l'équipe était déjà partie plus en aval vers le département voisin. Avec le reste de l'équipe nous avons prospecté un joli secteur où les ombres se sont montrés assez joueurs pour notre plus grand plaisir. En nymphe, en sèche, les prises se sont enchainées tout au long de l'après midi et c'est avec des gobages pleins les yeux et de bons souvenirs que chacun a repris sa route une fois le soleil caché derrière les collines de la moyenne Moselle.

Soleil sur la Moselle, photo de Séb

Je suis content de vous avoir rencontrés et vous remercie pour ce moment de partage, j'espère que d'autres virées du même acabit auront lieu. A bientôt de vous revoir, sur vos blogs respectifs, à la pêche et pour certains c'est sûr au "salon de la pêche d'Epinal" de novembre prochain. Pour finir, un grand merci à Hervé57 qui a organisé de main de maître ce week-end. J'en profite pour remercier aussi les AAPPMA d'Epinal et de la moyenne Moselle sans oublier la fédération de pêche des Vosges sans qui les ombres communs ne seraient pas aussi présents. Il fallait oser protéger ce poisson sur près de cinquante kilomètres pendant des années. Aujourd'hui, un plan ombre existe au niveau départemental et la rivière retrouve ses lettres de noblesse avec la présence en grand nombre de nos chers thymallidés ! Si seulement la rivière pouvait être un peu moins polluée, avec encore moins de cormorans et des pêcheurs un peu plus respectueux , la Moselle n'aurait rien à envier à d'autres comme par exemple le "San" en Pologne.

jeudi 13 octobre 2011

De la pêche à la nymphe


Au cours du salon de Charleroi en janvier dernier je m'étais procuré le livre, "de la pêche à la nymphe" par Philippe BOISSON, édité par "La Vie du Rail" dans la collection "quai des plumes", présent sur le stand de "Pêches Sportives" avec qui j'ai eu le plaisir d'échanger quelques mots m'avait même dédicacé son ouvrage pour l'occasion.


Depuis tout ce temps, je n'avais pas trouvé le temps de me plonger dans ce livre, à peine avais-je survolé quelques pages de temps en temps car il était tout de même sur la table de chevet. Aujourd'hui il ne me reste plus que quelques pages et j'aurai terminé la lecture de ce livre que j'ai trouvé intéressant. Je partage volontiers de nombreux points de vue avec l'auteur qui parfois s'engage un peu à dire tout haut ce que certains pensent tout bas. Ce livre ne dévoile pas de grands secrets mais plutôt quelques petits tours de mains bien pratique, quelques formules pour les bas de lignes pour celui qui voudrait débuter dans la pratique de la pêche à la nymphe à vue. Les lancers ne sont pas oubliés et bien sûr un chapitre sur les imitations éclairera sans doute les novices mais aussi bien d'autres lecteurs. De temps en temps, quelques hommages à ceux que j’appelle volontiers "les vieilles mains", à certains autres malheureusement trop tôt disparus. C'est un ouvrage que j'ai parcouru avec grand plaisir et je sais que grâce à lui, j'en ai encore appris un peu plus sur cette formidable technique qu'est la pêche à la nymphe à vue, même si rien ne vaut la pratique.

Après quelques années d'expérience justement, il faut savoir se remettre en question pour franchir des paliers et je pense que ce livre peut m'apporter un petit truc en plus pour la prochaine saison qui est encore bien loin ...

lundi 26 septembre 2011

6° Salon des Pêcheurs d’Épinal


Une nouvelle page vient d'être créée sur le Blog et concerne exclusivement le 6° salon des pêcheurs d’Épinal du mois de novembre 2011. Vous trouverez le lien juste sur le bandeau supérieur ou encore ci-dessous :



Voici le publireportage concernant le salon dont l'entrée est gratuite !

Le dynamique club de pêche à la mouche « La Phrygane Spinalienne », organise à l’Espace Cours d’Epinal situé en plein coeur de la cité, les samedi 19 novembre (de 10 à 19 h.) et dimanche 20 novembre 2011 (de 10 à 18 heures), son « 6e Salon des Pêcheurs » où pour la seconde fois, toutes les techniques de pêches seront représentées afin que tous les pêcheurs, fort nombreux dans la région Est, aient grand plaisir à se retrouver dans une atmosphère très conviviale.

Des animations seront assurées, tout au long de ces deux journées, sur les différents stands des clubs locaux et notamment par « La Phrygane », club « mouche » suisse de Fribourg, l’association « Carnassiers de Lorraine », la « Compagnie des guides de pêche des Vosges » sur les berges du très proche parcours no-kill géré par le club. Des exposants venus de France, mais aussi de Suisse, Belgique, République Tchèque seront présents et proposeront aux visiteurs une large gamme de ce qui se fait de mieux actuellement en matière de matériel de pêche.

Plusieurs collectionneurs de matériel ancien tiendront table ouverte pour exposer quelques trésors aux passionnés. Une brocante « pêche » sera installée sur place, permettant ainsi de trouver du matériel d’occasion à prix raisonnable. Et nul ne doute que les disciples de Saint-Pierre seront nombreux à être intéressés par ce sujet.

Bref, un rendez-vous très convivial entre pêcheurs à ne manquer sous aucun prétexte !

Restauration sur place. Entrée Gratuite. Fléchage au centre de l’agglomération.

vendredi 23 septembre 2011

Fermeture 2011 en première catégorie


Le Samedi 17 Septembre 2011, la phrygane spinalienne organisait sa sortie mensuelle sur la rivière Moselle, histoire de rendre visite une dernière fois aux habitants des eaux de la première catégorie piscicole. Le rassemblement avait lieu au niveau du pont de Jarménil vers neuf heures. Un vent tournoyant nous accueillait et refroidissait méchamment l’atmosphère si bien que la petite laine était de rigueur. Quelques nuages menaçaient au loin si bien que certains d’entre nous avaient même sorti la veste de pluie au cas où.

Compte tenu des éléments, je m’attendais à nous voir souffrir pour capturer le moindre poisson mais rien de tout cela au final. Dés les premières minutes un gros gobage sur mon artificielle en plein courant venait crever la surface et ainsi récompenser une dérive parfaite. Un ombre commun s’était saisi de ma petite éphémère au corps brun avec une aile en cul de canard plutôt claire et au tag rose. Ce poisson avait quand même une drôle de bobine car tout tordu, il avait sans doute eu un souci à un moment de sa vie. Plus que des mots, une photo sera bien plus explicative.


Plus en amont des équipes se sont formées sur les divers courants et chacun s’emploie à faire monter les ombres en surface sur des éphémères voir des phryganes avec plus ou moins de réussite. Au bilan de la matinée presque tout le monde à eu la chance de toucher au moins un poisson, le bilan est plutôt positif à l’heure de midi. C’est sur la commune d’Archettes que nous passerons le temps du casse croûte au niveau de Bazimprè.

L’après midi, nous retournerons sur les mêmes secteurs que le matin et à peine la partie de pêche débutée, une petite pluie fine viens se mêler à la fête. J’adore ces moments là, le vent est moins soutenu et les dérives bien plus précises, posté sur le même courant que le matin, Sébastien "le pareur " en rive droite et moi en rive gauche les prises se succèdent les unes aux autres. Le moment de folie va durer pendant plus d’une demi-heure et de très beaux poissons seront mis dans les épuisettes. Pendant ce temps là, les autres membres du club en profitent aussi et prospectent les zones plus en aval. Vers la fin d’après midi, tout est plus calme comme si la saison était déjà finie et que les poissons ne voulaient plus jouer avec nous. Un peu plus tard, nous constaterons que le niveau d’eau est brusquement descendu de plus de cinq centimètres ce qui a sans aucun doute changé la donne. La vitesse de courant est augmentée, la pression différente ce qui a pour but ultime de caler les poissons.


Pour finir, j’aurais bien aimé toucher une truite fario aux alentours du pont de Jarménil mais rien à faire, aucune activité de surface et c’est presque résigné que j’allais abandonner la partie quand soudain, au loin sous le pont, un rond à la surface de l’eau me fait sortir de ma torpeur ! Je sors de l’eau et me déplace sur la berge pour me placer bien en amont. J’arrive doucement, je prépare ma sèche, vérifie le bas de ligne, ok, tout est parfait. Je me prépare à lancer quand le poisson se manifeste à nouveau, super, cela me permet de le localiser très précisément. J’effectue mes faux lancers pour atteindre la bonne distance, le posé est parfait bien en amont du poisson, la dérive se déroule parfaitement quand je vois ma mouche sèche disparaitre au milieu d’un gobage appuyé. Je ferre, c’est pendu ! Le poisson tourne sur lui-même, je le vois, il est superbe, c’est encore un thymallus. Je n’arrive pas à le brider, sans risquer de casser, je cours dans l’eau pour aller vers lui. Le poisson arrête de tourner, je le bride un peu plus quand soudain, plus rien ! Je pousse un cri de désespoir d’avoir perdu ce poisson qui aurait été le clou du spectacle car les amis du club remontaient le long du chemin en aval et assistaient à la scène.

C’est sur cette note que se terminera la saison sur la première catégorie pour mon compte personnel car le lendemain dimanche, je serais à l’aéroport de Mirecourt-Juvaincourt pour raison professionnelle ce qui me permettra d’assister au meeting aérien d’où je reviendrai impressionné par les démonstrations dynamique aussi bien de l’hélicoptère Tigre que des avions rafales et autres mirages sans oublier bien sûr la patrouille de France.

dimanche 11 septembre 2011

Deux jours sur la Loue, chez Sanso


Comme promis dans le précédant article, voici un petit retour sur la dernière grande virée de pêche à la mouche de cet été, un séjour de deux jours sur la Loue sur le parcours de la famille Sansonnens . C’est à trois joyeux drilles, Séb le couvreur, Séb le bikeur et moi même, que nous avons quitté les Vosges le vendredi en début de soirée après une dure semaine de labeur pendant que certains profitaient encore de leurs vacances. Deux heures trente plus tard, sur le chemin étroit et pentu qui mène à la grange Golgru, le grand Séb, mon padawan, se demandait bien où pouvait se trouver la rivière. Cela me fait toujours drôle aussi en arrivant sur place, une fois arrivé à la maison comtoise de la famille Sanso, la vision sur la rivière est magnifique. Une fois les salutations effectuées, il était temps d’aller préparer le campement avant que la nuit ne tombe. En moins d’une heure, tout était prêt, les deux tentes montées ainsi que notre coin cuisine. Avant de passer à table, nous avons regardé les gobages juste en amont du campement, cela faisait envie compte tenu du nombre de ronds à la surface de l’eau mais il était bien trop tard pour s’équiper et pêcher, la nuit commençait à tomber. De toutes façons, nous sommes là pour deux jours et nous ferons au moins un coup du soir, voir deux, autant rester patient et attendre le lendemain.

Nous avions décidé de ne pas trop nous embêter avec la cuisine sur ce séjour et nous avons eu la chance d’être gâté par une amie et la sœur de mon padawan qui nous avaient préparé des quiches lorraines ainsi que des gâteaux au chocolat, j’en profite pour les remercier au passage car nous nous sommes régalés. Le premier soir donc, un petit apéro sympa mais sans excès avec ensuite la dégustation d’une quiche lorraine. Nous avons bien évidement commencé à tirer des plans sur la comète en prévision de la journée du lendemain, il faut dire que la Loue a tellement souffert depuis deux ans que nous ne savons pas vraiment si les poissons seront au rendez vous. Ceci dit, j’avais lu quelques nouvelles rassurantes quelques jours auparavant sur le blog de Nicolas GERMAIN et donc nourrissais quelques espoirs. Il faut dire que la dernière fois où j’avais pêché la « Loue chez Sanso » c’était en juillet 2009 où la rivière commençait déjà à changer par rapport aux années précédentes, la présence d’algues, un colmatage du fond de la rivière mais aussi une baisse de la densité de poissons ne présageait rien de bon. Dans l’hiver suivant, la situation a empiré et de nombreux poissons sont morts, seuls les plus résistants ont survécu. Je ne ferai pas le procès ici de Pierre, Paul ou encore Jacques afin de savoir à qui la faute, où encore qui fait quoi. Bien assez de monde sur les forums de pêche et ailleurs a avancé des hypothèses pour ne pas en rajouter une couche ici, je dresserai juste un constat, au fur et à mesure de cet article.

Le samedi matin après un bon petit déjeuné, nous avons vu arriver un pêcheur supplémentaire qui se déplaçait juste pour une journée, Séb le pareur. Nous voilà au complet pour la première journée avec trois Sébastien dont deux ne connaissent absolument pas la rivière. Une fois chacun équipé de cuissardes car le waders n’est pas autorisé, ceci afin de préserver le parcours d’une trop forte pression de pêche, il était temps d’en découdre avec les poissons de la Loue. Pour mon compte personnel et mes trois camarades, nous avons décidé de ne pas pêcher les ombres communs car nous avons la chance de pêcher la Moselle qui en est bien pourvue. La seule chose qui nous intéressait, c’était les truites fario méditerranéennes, les fameuse zébrées. Au départ, nous avons traversé la Loue pour pêcher la rive opposée à notre campement mais au bout d’une heure de pêche, nous avons changé de secteur devant le peu de poisson aperçu mais aussi à cause de l’orientation du soleil, le soleil dans le dos n’est pas la meilleur option dés lors que l’on décide de pêcher à vue. C’est en rive droite que nous sommes redescendus pour pêcher le restant de la matinée, tout en bas du parcours. Aussitôt passé le gué, ont constate que de nombreuses plantes aquatiques, notamment de la renoncule, a envahi une bonne moitié du lit en rive droite. Le courant est ralenti, la bordure est impraticable ou presque, les roches et autres caches sont colmatées donc il apparait bien difficile de vouloir pêcher à la nymphe à vue dans ces conditions. Tout au long de la descente vers la fin du parcours, les poissons se feront rares et c’est au bout du champ que nous allons pouvoir attaquer convenablement les premières truites. J’en observe une juste devant une pierre qui nymphe de temps en temps, je décide de la tenter à l’arbalète et je la manque au ferrage. Je reste zen malgré tout et me reposte derrière l’arbuste qui me sert de protection pour ne pas être vu des poissons. Quelques minutes plus tard, une zébrée qui tournait jusqu’ici hors de portée se rapproche du piège que je lui tends, elle se place au même endroit que la précédente, j’arme l’arbalète, la nymphe ultra légère descend au ralenti dans la couche d’eau. D’un coup la belle avance de quelques centimètres et ouvre une large gueule, elle la referme et dans l’instant je ferre. Bizarrement, il ne se passe rien ! Je pense avoir dépiqué mais cela me semble étrange, je relance pour voir l’impact de la mouche sur l’eau, pas d’impact, j’ai cassé ! Je n’en crois pas mes yeux, la truite n’était pas de taille à faire rompre le fil sur un simple ferrage même à courte distance surtout que je ne pense pas avoir ferré comme un âne. En inspectant le bas de ligne, je me rends compte que je n’ai pas cassé au nœud de la mouche ni sur le raccord avec le porte pointe mais en plein milieu de la pointe qui mesurait presque trois mètres. Cette pointe n’avait quasi pas servi, moins de dix minutes effective de pêche, je n’ai pas le souvenir de l’avoir accrochée donc je pense raisonnablement que mon fluorocarbonne avait un défaut de fabrication. Cela me servira de leçon, désormais je vérifierai mon fil même au sortir de la bobine chose que je ne faisais pas de façon systématique jusqu’ici. Malgré cet incident de parcours, je restais zen, chose plutôt rare je dois bien l’avouer. Le temps de refaire une pointe que déjà une autre truite venait se poster mais plus en retrait de la roche, cette fois il allait falloir lancer en essayant de ne pas faire fuir la belle zébrée. La deuxième dérive fût la bonne et ma petite nymphe « buillon d’olive » se retrouvait dans le champ de vision de la truite qui n’a pas eu besoin de faire d’effort pour s’en saisir. Cette fois tout s’est déroulé normalement et la première zébrée du séjour tombait rapidement dans l’épuisette.


Pendant ce temps là, les trois Séb s’étaient eux aussi trouvés un ou deux poissons à attaquer mais avec moins de réussite. Ensuite nous sommes remontés gentiment vers le "camp de base" tout en pêchant le peu de poste possible. Au niveau du gué nous sommes passé en rive gauche, le soleil étant bien plus haut il devrait moins nous gêner. Malheureusement, même constat sur cette rive, la renoncule envahit les zones avec un courant moindre et de nombreuses caches sont obstruées. Quelques poissons se promènent de-ci de-là mais sans plus, rien à comparer avec les années précédentes où derrière chaque caillou un poisson était posté ! Nous avons pris le temps pour explorer cette zone afin que chacun puisse découvrir le parcours. Le peu de truites aperçues sur la rive gauche restaient tout de même très méfiantes, comme dans mes souvenirs. Séb le pareur et Séb le couvreur, qui n’avaient jamais arpenté les berges de "chez Sanso", étaient tout de même heureux d’apercevoir la robe des farouches zébrées, même si elles étaient impossibles à pêcher. Au cours du repas de midi où nous avons fait un barbecue accompagné de ses patates dans la braise, j’élaborai la stratégie pour l’après midi, nous allions reprendre la rive gauche mais cette fois vers l’amont. Pour tout dire c’est l’endroit que je préfère sur le parcours, peut-être parce que c’est justement là que j’ai pris ma première zébrée à la nymphe à vue avec l’ami Jean-Marc Somaré pour professeur ?

Toujours est-il que nous avons prospecté cette rive au ralenti, Comme le matin, le peu de truites aperçues semblaient peu enclines à vouloir prendre la mouche. Mais la situation allait se débloquer au fur et à mesure de l’après midi. Quelques zébrées vont tout de même tomber dans le filet de mon épuisette grâce à deux nymphes en particulier, "l’Absolute no refuse" noire et toujours la fameuse "buillon d’olive". La chaleur se fait pesante cette après midi là, réfugié à l’ombre avec Séb le couvreur nous observons le temps de fumer "la garo", Séb le bikeur qui s’agenouille, à priori il a du repérer une truite sur la bordure. Il lance sa nymphe à plusieurs reprises avec des gestes mesurés pour ne pas attirer l’attention du poisson. Tout à coup, il ferre et se projette en avant dans le talus, le poisson s’est emparé de sa nymphe. Je me saisi dans l’instant de mon appareil photo numérique, un baroudeur hors pair de marque Olympus, le 1030 SW, et je commence à filmer. La descente du talus est rocambolesque, le combat de Séb aussi. La truite est plutôt jolie, c’est la plus grosse capturée jusqu’ici mais le combat est loin d’être gagné, la belle se défend corps et âme. Je propose à Séb de l’aider tout en filmant car son épuisette semble bien petite par rapport à la taille du poisson. Après quelques péripéties, la truite va enfin entrer dans l’épuisette et cela sera un grand soulagement pour nous deux car à deux reprises elle a failli me passer entre les jambes, la diablesse ! Après une petite séance photo, la belle va rejoindre son élément sans trop demander son reste. Séb le pareur a entendu depuis sa cachette qu’il se passait quelque chose et nous a rejoints pour admirer cette splendide truite. A partir de ce moment, nous nous sommes dit tous les quatre que rien que pour ce poisson là, notre séjour valait la peine. Retrouvez le combat dans le post intitulé "Truite zébrée de la Loue chez Sanso à cademène"



Le reste de l’après midi deviendra anecdotique, remplissage de cuissarde pour l’un des poissons dépiqués pour d’autres et la chaleur qui nous assomme toujours. Petit passage par le camp de base histoire de boire une bière bien fraîche avant de se mettre en place pour le coup du soir. Je vais chercher le passage pour me mettre en poste sur une plateforme mais je ne vais pas le trouver. Ne voulant pas mouiller la dynamo, je chercherai un poste avec moins d’eau. Le coup du soir sera inexistant, la renoncule empêche toute dérive et de surcroît sur celles-ci se dépose de la mousse très dense chargée en alluvions divers et variés qui dés lors que l’on marche dessus, trouble l’eau de façon spectaculaire. C’est ainsi que s’achèvera cette première journée de pêche chez Sanso. Après un rapide repas, Séb le pareur doit reprendre la route en direction des Vosges, il va avoir de quoi se remémorer sa journée le long du retour. Pas un poisson n’est venu au fond de sa large épuisette mais il s’en est fallu de peu, la prochaine fois sera la bonne. Pour une première je pense qu’il s’est fait plaisir à voir autre chose et contrairement à la sortie sur la Bienne, cette fois il les a bien vu les truites zébrées.

Le lendemain matin, nous ne perdons pas de temps et c’est direction le bas du parcours comme la veille. Il y a moins de poissons visibles, malgré tout mon padawan va rester sur place un long moment, il est resté d’une patience extraordinaire. Séb le bikeur et moi avons des fourmis dans les jambes et nous allons bouger et ainsi remonter la bordure sans grand succès. Arrivé au gué, je vois qu’une retourne est encore à l’ombre et je décide de traverser. Séb en fait de même, des poissons se promènent en quête de nourriture dans la retourne, enfin on va pouvoir attaquer les choses sérieuses. Je repère un poisson depuis la berge haute, je descends le talus et me tiens à distance de la truite, je commence à la pêcher. Séb qui ne voit pas suffisamment l’impact de ma nymphe non plombé ne pourra pas me guider et c’est ballot car en réalité pendant presque dix minutes, je vais pêcher une herbe ! C’est en avançant un peu que je vais me rendre compte de mon erreur, il faut dire que cela me semblait étrange que ce poisson ne prenne pas la nymphe ou qu’il ne s’enfuie pas. La truite, tranquille était deux mètres plus loin camouflée sur le fond mais elle n’a pas voulu croquer l’offrande. Je restais sur ce secteur car quelques truites tournaient au loin et l’une d’elles finirait bien par entrer dans la retourne pour se goinfrer de diverses nymphes. J’avançais au ralenti dans cette zone, toujours à l’ombre, et de façon à ne pas faire la moindre vague pour ne pas alerter les truites. En voilà une qui maraude à porté de lancer, elle remonte le courant en nymphant, je lui dépose la nymphe sur son axe et s’est sans se faire prier qu’elle s’empare de mon "Absolute no refuse" à pleine gueule. Elle n’est pas énorme mais je suis content de moi, ma patience a fini par payer. Je continue à descendre la rivière au ralenti  car je vois plus en aval du mouvement  en surface. C’est là où je vais assister à un superbe spectacle, en fait une truite carnassière essaye de s’emparer de petits poissons blancs en surface. Elle se dissimule sur le fond pour attaquer de façon soudaine dés que les poissonnets sont regroupés, j’ai regardé pendant plus d’un quart d’heure ce jeu du chat et de la souris comme fasciné. Bien caché dans l’ombre d’un saule, la truite n’a jamais détecté ma présence à tel point qu’elle est passée à cinquante centimètres de mes cuissardes ! Au moment où je me suis décidé à la tenter avec une nymphe tête orange, j’ai vu cette carnassière réussir son coup et partir avec un poisson dans la gueule, elle a aussitôt disparu du secteur pour se délecter de son repas qu’elle avait au final bien mérité.  La matinée était déjà bien avancée quand Séb le bikeur m’a rejoint, et nous avons décidé de remonter tranquillement vers le camp de base toujours sur la rive gauche. Séb le couvreur, mon padawan, était resté tout en bas du parcours jusque là et nous retrouvait seulement. Juste au dessus du gué, quelques dizaines de mètres à peine, Dans une petite cuvette autour de roches, des truites sont en maraudes, nous descendons dans le talus de part et d’autre de la cuvette, les truites se cavent à mes pieds. La position est inconfortable mais cela ne va pas durer longtemps, déjà les truites sortent de leur cachette, un peu timidement dans un premier temps, comme pour inspecter si les intrus sont encore là. Elles retournent brièvement sous la roche mais ressortent moins d’une minute plus tard, la plus grasse des deux est légèrement sur ma droite, je tente une arbalète, au premier passage la nymphe est engloutie par la gourmande truite. Décidément, je suis en veine aujourd’hui, Séb est tout de même content même si pour le moment il n’a pas fait plier le carbone autrement que par les lancers … Nous allons continuer à tenter quelques truites en poste sur cette bordure jusqu’au moment du repas de midi. Il y a plus de poissons que la veille sur ce secteur et nous décidons que ce soir le coup du soir se fera là.

Après le repas du midi, encore un barbecue, nous repartons sur le haut du parcours comme la veille. Je suis certain qu’il y a encore des poissons à faire, cette fois je laisse un peu Séb le couvreur se débrouiller un peu tout seul maintenant qu’il connaît mieux le parcours. Sur les postes bien marqués en montant aucun poisson n’est présent, notamment sur la grosse retourne du virage après les échelles, c’est étrange. Un peu plus en amont nous allons enfin apercevoir quelques truites. Chacun de nous va en tenter plus d’une avec plus ou moins de réussite. Sur le même secteur que la veille où Séb le bikeur avait trompé la belle truite, j’aperçois une zébrée qui se gave littéralement de nymphe, elle n’est pas bien grosse mais faute de grives, on mange des merles. Je tente cette truite qui a un comportement de dingue, elle bourre sur ma nymphe à plusieurs reprises sans qu’a aucun moment je ne réussisse à la piquer ! Je me prépare à faire un nouveau lancer quand je vois une fario méditerranéenne de taille bien plus conséquente, entre quarante-cinq et cinquante qui remonte dans ma direction. Elle fait fuir la plus petite et se poste à sa place, le poste doit être bon ! Je me dis que c’est une aubaine pour moi, j’ai déjà tenté plusieurs dérives sur ce coup là donc ça va être du gâteau pour faire le geste parfait. En cours de lancer, voilà que la truite se déplace légèrement vers l’amont, j’ajuste le tir juste au raz d’une branche qui pendouille, la nymphe tombe pile poil, dérive parfaite, la truite avance  pour se saisir de la nymphe, je vois le blanc de la gueule et jubile d’avance, je ferre et vois la truite qui secoue la tête rageusement avant de s’enfuir hors de ma vue ! J’enrage, je viens de louper cette truite, je pense que le ferrage n’a pas été assez appuyé, c’était le plus gros poisson que j’avais attaqué sur ce séjour et je viens de laisser passer ma chance.

Il va me falloir un moment pour digérer cet échec et je décide d’aller voir où est la fin du parcours en amont. Jusqu’ici je ne l’avais jamais fait, à peine sur place j’entends crier au loin, on dirait bien la voix de "Séb le bikeur", il doit être pendu avec un beau poisson pour hurler de la sorte. Je repars en courant vers l’aval pour revenir dans le secteur où j’étais précédemment, sur la même gravière à un poste près, Séb venait de piquer une belle truite. J’arrivais en plein milieu du combat, la belle cette fois encore se débattait afin de se défaire de ce piège mais rien n’y fit. Cette fois, Séb a entièrement géré son duel en mettant la jolie zébrée dans sa propre épuisette qui semblait bien remplie, une fois la truite dedans !


Plus tard, je reviendrais sur la retourne en face des échelles, et après un long moment d’attente, je vais réussir le hold-up parfait en moins de cinq minutes deux zébrées vont faire la rencontre avec ma nymphe puis le fond de mon épuisette. Ensuite j’essaierais de retrouver mon padawan qui est toujours à la recherche de sa première truite et je vais le retrouver complètement dépité et pour cause. Il a bien eu le droit à la rencontre avec dame fario mais cette dernière a gagné le combat au moment de la descente dans le talus, le moulinet du padawan s’est emballé et la soie a foisonné provoquant la rupture du fil. Quel dommage, mais ce n’est pas la première fois qu’il se fait avoir de la sorte, déjà sur la Bienne en avril dernier il avait subit le même genre de mésaventure ! Comme s’il était utile de le rappeler, je dis une nouvelle fois sur ce blog qu’il me semble capital de posséder un moulinet en bon état de fonctionnement et avec un frein capable de maîtriser les pointes en dix centièmes sans risque de rupture ou d’emballement. L’heure est déjà bien avancée et il faut se remotiver pour le coup du soir, nous allons tous les trois sur l’endroit décidé ce matin même. Chacun se met en place, moi je me poste juste en amont de la grange Golgru tandis que mes deux comparses sont postés à une centaine de mètres au dessus. Le temps est en train de changer, il n’y a pas d’activité mis à part quelques ombres, les dérives sont quasi impossibles la aussi à cause de la renoncule aquatique. La brume arrive par vagues successives et je me dis que je vais tenter le tout pour le tout en me déplaçant juste en amont du camp de base toujours en rive gauche. A peine le temps de me mettre en place que la pluie arrive, la lumière baisse et finalement j’abandonne sans avoir fait de miracle au coup du soir.

C’est bien à l’abri que nous allons partager le repas du soir. La pluie ne va pas cesser de tomber toute la nuit à tel point que le lendemain, jour du 15 Août, la rivière a remonté de presque vingt centimètres. Seulement vers cinq heures du matin la pluie va s’arrêter, ce qui va nous permettre de dormir un peu au silence. Nous décidons d’attendre que les tentes sèchent un peu avant de replier et nous quitterons finalement la zone vers onze heures.

Si je devais tirer un bilan de ce séjour, il apparaît évident que le stock de truites à énormément baissé, je ne saurais pas donner un pourcentage mais c’est énorme. Je me souviens d’une époque pas si lointaine où derrière chaque caillou ou presque, une truite était à l’affût. Ce qui pourrait paraître rassurant c’est la présence de toutes petites truites sur presque tout le parcours. Pour autant que la rivière souffre d’un gros manque de poisson, j'ai rarement pris autant de poissons sur le parcours qu’en ces deux jours, pour cela deux hypothèses. Soit je me suis amélioré, il y a des chances, soit la pression de pêche est moindre et cela j’en suis presque sûr. Mais ce qui me dérange le plus c’est l’envahissement de la végétation et plus particulièrement de la renoncule, pourtant en ce milieu d’année les coups d’eau ont été nombreux, la rivière aurait dû être bien plus propre, du moins je le pense. D’autres algues très denses colmatent le fond par endroit et dès lors que l’on marche dessus cela libère de la matière en suspension, je n’avais pas le souvenir de cet état de fait par le passé. Cette magnifique rivière est en train de changer et j’espère simplement qu’il n’est pas trop tard. Avec la directive cadre sur l’eau qui induit un bon état écologique des eaux prévu pour 2015 cela devrait s’arranger du moins je l’espère !

Je suis tout de même content d’avoir passé un superbe week-end sur le parcours de chez Sanso et les trois Séb n’en pensent probablement pas moins. Deux ont découvert le parcours et un autre qui réussi à prendre deux splendides poissons, que demander de plus ? L’année prochaine nous retournerons sur la légendaire "Loue chez Sansonnens" pour voir l’évolution qui j’ose l’espérer sera dans le bon sens …


Message perso à mon padawan : la prochaine fois mets des bretelles à tes cuissardes cela t’évitera de tremper la dynamo !

samedi 20 août 2011

Truite zébrée de la Loue chez Sanso à cademène


S'il est une rivière et un endroit où j'aime allez au moins une fois dans l'année, c'est bien la Loue chez Sanso.
Malgré ce que l'on peut lire de-ci de-là sur la Loue et la pollution depuis 2010, il fallait que j'en ai le cœur net.

C'est donc le week-end du 15 Aout 2011 que je me suis rendu à la grange Golgru chez la famille Sansonnens avec trois Sébastien !
Pour vous donner une petite idée, il vous suffit de voir la vidéo ci dessous. Pour une fois, je n'ai pas mis de bande sonore en cours de montage. Tout est vrai, la cascade, l'émotion, j'en profite pour m'excuser pour les quelques noms d'oiseaux mais il faut dire que la jolie zébrée ne voulait pas entrer dans l'épuisette ! 
Un récit plus complet de ce week-end est à suivre prochainement sur le blog ...

jeudi 11 août 2011

Rigolade "à la limonade" !


Après le déluge des derniers jours, la rivière était impraticable ce dimanche matin du 07 Août 2011, à Rupt sur Moselle elle charriait même des feuilles. Une fois sur place, difficile de rebrousser chemin et se dire, on rentre sans pêcher, donc j'ai pris la décision de prendre la direction de Fresse sur Moselle pour passer la journée chez Alain. "Alalimonade", vous connaissez ?

C'est en compagnie de padawan, grand séb, que nous allons passer une journée mémorable à traquer les truites Arc en Ciel et les Saumons de Fontaines aussi bien en pêchant à la nymphe vue, au chironome ou encore en sèche avec un chiro suspender. (boule de polystyrène et bas nylon) Vu le stock de poissons sur les étangs, nous avons passé un bon moment à rigoler, un coup c'est un qui est pendu, un coup c'est l'autre, il faut dire aussi que les poissons sont rarement sollicités à la mouche donc cela a aussi contribué au succès de cette journée. Je ne saurais dire combien de truites ou de saumons de fontaine se sont retrouvés dans nos épuisettes mais le chiffre est tellement monstrueux que de toutes façon, on ne me croirait pas !!!

J'ai également tenté messire Esox Lucius au streamer plusieurs fois au cours de la journée. Je peux vous garantir qu'il y a des brochets énormes mais ils ne sont pas faciles. Comme vous allez le voir sur la vidéo, certains dépassent le mètre et même bien plus encore ... La clarté de l'eau où se situent les brochets vous permet de les voir et ce jour là, j'ai vu des poutres suivre mes streamers !



Pour ceux qu'une partie de pêche détente dans un cadre calme au cœur des Vosges tente, faîtes vous plaisir et venez pêcher "Alalimonade", d'autres étangs sont là pour contenter tout un chacun. Un grand merci à Alain pour cette magnifique journée !

vendredi 5 août 2011

La pêche et les réciprocités


Alors que la vente de cartes de pêche est en chute libre depuis plusieures années, cela se confirme d'après les premiers éléments de l'année en cours, il serait temps de se poser les bonnes questions. Pourquoi la pêche n'attire plus les foules ? Le manque de poissons, les sociétés de pêche trop nombreuses, la multiplication des loisirs, le prix de la carte de pêche, une réglementation parfois inadaptée plus sans doute un tas d'autres raisons. Pour faire un point sur notre département, les Vosges, il y a parfois des raisons de se décourager, prenons le cas de la réciprocité par exemple. Il n'existe pas moins de quatre groupements sur le département, le GPV (Groupement des Pêcheurs Vosgiens) regroupant les rivières de plaine et seul adhérent à l'URNE (Union Réciprocitaire du Grand Est), le GPRMV (Groupement Réciprocitaire du Massif Vosgien) , le GAP (Groupement d'Action Piscicole) et pour finir l'Entente Halieutique des trois vallées. Dans tout ce bric à brac il faut bien avouer qu'une vache ne retrouve pas son veau ! Si l'on y regarde d'encore plus près, sur la même rivière il y a plusieurs groupements et je ne parle même pas des sociétés de pêche qui ne veulent participer à aucune réciprocité et qui contribuent à morceler les parcours de pêche. Comble du comble, il semblerait même que des AAPPMA ne seraient pas sous le couvert de la fédération de pêche du département, ce qui semble invraisemblable.

Ce qui a tendance à m'agacer au plus au point c'est que certains pêcheurs et dirigeants ne veulent pas entrer dans un système réciprocitaire sous prétexte que d'autres vont venir piller "leurs rivières et leurs poissons" à leur place, mais ce qu'ils oublient de dire tous ces braves gens c'est que dès lors que la pêche en première catégorie est fermée, ils sont bien contents de venir pêcher à une canne sur le domaine public en deuxième catégorie pour casser du carnassier sans dépenser le moindre euro supplémentaire pour exercer le droit de pêche !

Il serait grand temps de faire changer les choses, des solutions existent, l'AAPPMA de Granges sur Vologne a tenté de protéger les habitants de la rivière avec un arrêté préfectoral à titre d'expérimentation et il semblerait que cela fonctionne. La protection des brochets sur les frayères en première catégorie sur la rivière Moselle a semble t-il porté ses fruits et dès lors que la rivière s’assagit, on y retrouve du fingerlin. Je le répète encore, des solutions existent, l'Ombre commun sur la Moyenne Moselle fait son retour grâce au soutien du GPV (alevinage d'ombrets) et à la protection qui va avec, pêche en No-Kill intégral. Si chaque AAPPMA arrêtait simplement de faire du nombrilisme et essayait de ne pas prendre la rivière pour une source intarissable, les choses évolueraient bien plus vite. Au lieu de ça, chacun reste dans son petit monde, ce temps est révolu, messieurs il faut vous réveiller sinon vous finirez par mourir ! Je le dis clairement, certaines AAPPMA n'ont plus leur place, les petites avec une vingtaine de membres notamment ou encore des linéaires dérisoire, il faudrait réduire le nombre de ces associations à un nombre raisonnable, actuellement il y en a plus de soixante dix dans le département des Vosges. A partir de ce constat comment faire pour voir naître une réciprocité au moins départementale dans un premier temps ? Mission impossible à mon avis. 

Les pêcheurs aussi ont leur propre part de responsabilité, combien parmi eux assistent aux assemblées générales ? En vérité quasi personne, il suffit de voir sur une grosse association comme celle d'Épinal avec deux milles sociétaires, quand il y a cinquante personnes, en retirant les gens du conseil d'administration, c'est le bout du monde ! Pour fréquenter plusieurs AAPPMA, et assister dans l'ensemble aux assemblées, ce constat est général. Partant de ce principe, il n'y a jamais de problèmes à résoudre et la routine s'installe. Par ce fait, aucune remise en cause des dirigeants, on continue à gérer de la même façon depuis des années sans se poser la moindre question.

J'ai posé la question d'une réciprocité élargie au sein du département il y a déjà deux ans, un président d'AAPPMA m'avait quasiment certifié que cela allait se faire l'année suivante ou celle d'après ... Aujourd'hui, rien ne s'est fait et chacun campe sur ses positions. Il est grand temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière. A l'heure où j'entends parler de prochaine réciprocité nationale, avouez qu'il y a de quoi sourire. Aujourd'hui je considère notre département comme le fameux village gaulois qui résiste dans son camp retranché de la gaule à l'envahisseur Romain dans les aventures d'Astérix et Obélix. Certes notre région est bien en retard et l'on commence à se regrouper un peu, notamment au sein de l'URNE (Union Réciprocitaire du Nord Est) mais là encore, certains départements ne jouent pas le jeu et n'offrent rien de concret, pire encore j'en ai même vu offrir moins qu'à l'époque d'une réciprocité appelée URGE.

Ci dessous un montage vidéo réalisé par Hervé57 pour illustruer une sortie entre pêcheurs réciprocitaires de l'URNE.


Merci Hervé pour l'autorisation d'utiliser ton montage sur mon blog et bravo pour celui ci aussi !

Désormais, si vous voulez faire changer les choses, il faut que chaque pêcheur se sente responsable et prenne ses responsabilités. Allez aux assemblées, votez, exprimez vous, c'est votre droit ! Présentez vous dans les associations, investissez les conseils d'administration, apportez vos idées. Des idées nouvelles qui pourraient dissuader les viandards comme par exemple ne plus mettre de poissons surdensitaires dans les rivières. Petite remarque en passant, je l'ai déjà dit sur ce blog, depuis le temps que l'homme déverse des poissons dans les rivières, il ne devrait plus y avoir de place pour y mettre de l'eau, et pourtant, il n'en est rien. Laissez vivre les reproducteurs, comme par exemple instaurer une tranche de capture où il serait interdit de prélever le moindre poisson comme cela se fait en Irlande. Seulement 1 Kilo de brochet par jour, ce qui correspond à un poisson de moins de cinquante centimètres. Tous les autres doivent être remis à l'eau mis à part les poissons trophés, cela laisse rêveur mais pour être un fidèle de l'île d'émeraude, je peux vous garantir que cela fonctionne. Le temps de la pêche pour se nourrir est dépassé, la pêche devrait plus être considérée comme un sport ou l'adversaire devrait être respecté. Mais les habitudes ont la vie dure et l'on trouve encore beaucoup trop de viandards sur des rivières qui ne peuvent plus fournir la ressource.Comme dirait un président d'AAPPMA que je connais bien, à partir du moment où tu supprimes le père et la mère, il est évident que les espèces puissent disparaître. D'autres idées peuvent être mises en avant, ce n'est pas Christophe qui me contredira, imposer un quota sur l'année avec un système de bagues comme pour le saumon permettrait là aussi de sauvegarder quelques espèces. En plus cela faciliterai le contrôle des pêcheurs par les gardes pêche particuliers et consorts et éviterait les sempiternels voyages à la voiture que tout le monde a observé au moins une fois.

Pour en revenir à une réciprocité départementale en elle même, il est évident que chacun des pêcheurs du département ne va pas traverser ce dernier tous les jours pour allez taquiner la truite ou d'autres espèces. Tout au plus au début certains viendront découvrir de nouveaux horizons mais l'éloignement et surtout une protection drastique des populations de poissons fera sans doute le reste, le pêcheur dans sa grande majorité va se cantonner à pêcher chez lui. Des réunions ont eu lieu mais pour le moment, silence radio, alors je pose la question ouvertement, à quand une vraie réciprocité sur le département des Vosges ? Je reviens à nouveau sur l'URNE, quand un département n'offre que son canal qui de toute façon est dans le domaine public, de qui se moque-t'on ? Dire qu'un département fait partie de l'URNE c'est bien joli tout ça mais il faudrait que tous les lots soient dedans et c'est loin d'être le cas. Nous n'en sommes probablement qu'au début de cette réciprocité mais il va falloir passer une vitesse supérieure maintenant sans quoi à quoi cela servirait-il de continuer ? Sinon encore une fois essayer de faire les poches aux pêcheurs ?

Mon vœu le plus cher serait qu'une vraie réciprocité nationale voit le jour mais là je crois qu'il va falloir encore attendre un peu car il est clair que des résistants subsistent ici et là, il y a encore six départements qui ne sont entrés dans aucun groupe réciprocitaire et deux qui font leur sauce ensemble. Alors, Messieurs les présidents de fédération de pêche je pense que c'est à vous de faire prendre la mayonnaise et de faire que déjà au sein de vos départements l'entente soit établie, seulement ensuite nous pourrons enfin parler de réciprocité nationale.

mardi 2 août 2011

Vent du nord sur la Moselle


Samedi une session pêche à la mouche était prévue avec deux Gob’nautes de la communauté du grand Nord-est, plus précisément de la région de Metz, Hervé et Cyril ainsi que Séb le couvreur, mon padawan.
Le lieu choisi était la Moselle aux environs d'Épinal où le rendez vous était fixé à huit heures. Le vent considéré comme l'ennemi public numéro un était déjà bien présent et de surcroit mal orienté, vent de Nord, Nord-est, autant dire que la partie s'annonçait mal.

En aval du "pont canal" de Golbey, sur les plats des vagues remontaient le courant, la force du vent empêchait les lancers vers l'aval et nuisait considérablement à la présentation. Les ombres tant recherchés ne se sont pas montrés enclins à prendre nos mouches dans ces conditions et nous nous sommes résolus à pêcher la zone de courant, un peu trop rapide à mon goût vu la hauteur d'eau, où quelques poissons se sont laissés prendre aux pièges tendus. Sèches et nymphes ont permis de capturer quelques spirlins, vandoises, chevesnes et de tout petits ombrets de l'année. Sur un poste très marqué je me suis fait aspirer une phrygane en chevreuil par une splendide truite, j'étais déjà aux anges et exultai mais la belle a fini par se décrocher, j'enrageai !


Après la pause casse croûte, nous avons tenté le secteur en amont sans plus de réussite, le vent était même plus fort qu'au cours de la matinée et vers dix sept heures nos amis mosellans s'en sont retournés dans leurs pénates. Ce fût malgré tout encore un bon moment passé ensemble et gageons qu'à l'automne prochain la rivière nous livrera ses trésors.

Juste après le départ de nos amis, nous avons tenté encore un autre secteur connu pour abriter de jolis spécimen, le courant tirait fort, bien trop fort et même avec un vent amoindri du fait que la rivière est orientée différemment, uniquement les petits ombres se sont emparés de nos mouches sèches. Le seul de taille convenable, je l'ai une fois de plus dépiqué, à ma décharge il s'est mis à tourner dans le courant donc avec la force de ce dernier, deux alternatives étaient possible, la casse ou le décrochage ...

Au fil des parties de pêche je bascule du coté obscur de la force, le fougueux jedi du début de saison n'est plus que l'ombre de lui même !

jeudi 28 juillet 2011

Pêche à la mouche sur la Bienne

Après l’article "misère sur la Bienne", voici le résumé en vidéo de ce séjour de pêche à la mouche dans le Haut Jura qui, même si la pêche n’a pas été à la hauteur de nos espérances, restera gravé pour les bons moments partagés. Les accès sont peu nombreux en amont de Saint-Claude, la nature s’en trouve un peu plus préservée. Le cadre est vraiment sympa, Sous roche blanche, Pissevielle, le pont de Longchaumois, de bien beaux souvenirs, il ne manquait que les poissons …

Bon film !

mardi 26 juillet 2011

Pêche à l'anglaise à la limonade


Sur une superbe initiative de l’ami Marc, il était décidé d’aller faire une session de pêche sur les étangs d’Alain LIMON en compagnie de mon paternel. Ce dernier qui adore la pêche au coup va être gâté au vu de la quantité de poissons présente dans les étangs de " à la limonade ". Toutefois aujourd’hui, il n’utilisera pas sa traditionnelle canne à déboîter mais plutôt une canne anglaise pour la toute première fois de sa carrière de pêcheur. Après des débuts quelques peu laborieux et quelques emmêlages, mon père va enfin toucher ses premiers poissons. Quelques gardons dans un premier temps puis des carassins vont se laisse capturer, puis soudainement la touche, la vraie, est arrivée. Malheureusement le poisson était bien trop gros et la lutte inégale, la monstrueuse carpe s’en est allée dans le tas de bois et la casse fût inévitable.


Après le casse croûte du midi partagé avec le maître des lieux qui nous avait préparé un « barbecue à la sauce barbare », il était temps de reprendre le cours de nos activités. Les poissons fort sympathiques étaient toujours sur le secteur et à peine un petit rappel d’amorçage que les flotteurs anglais coulaient déjà ! Tout au long de la journée les touches se sont succédées. Carassins de multiples variétés, carpeaux, tanches, gardons, ainsi que d’autres poissons dont je ne connais pas les noms, sont venus remplir les bourriches. En fin d’après midi j’ai même capturé deux carpes « genre carpe koï » toute rouges, elles sont toutes rondes et rigolotes.

Un peu avant de remballer, des poissons fouillaient sur le fond, des bulles étaient visibles sur un demi mètre carré. L’absence de vent me permettait de me positionner juste à l’emplacement, après deux touches très franche et annonciatrice de poisson plus gros loupées en moins d’une minute, je m’exaspérais. Quand soudain après un dernier positionnement de la ligne, le flotteur s’enfonce comme au ralenti, je me prépare au ferrage, le flotteur anglais est bien sous l’eau quand je décide à piquer le poisson. Cette fois c’est sûr, je suis attelé avec un poisson bien plus gros, je me rappelle la mésaventure de mon père et je contre bien le poisson, le frein est bien réglé. Toutefois, la carpe essaye bien de se réfugier dans les tas de bois mais c’est bien moi qui aura le dernier mot. Après une splendide bagarre, c’est une superbe carpe commune qui viendra s’échouer dans l’épuisette. Merci pour la photo à Christophe.


Après la photo et la remise à l’eau il fallait ranger notre matériel. Le propriétaire des lieux est venu constater notre pêche et en a profité pour soigner les poissons pris avec du bleu de méthylène. J’ai passé journée formidable et je pense que je ne suis pas le seul, mon père a beaucoup apprécié. Avant de partir, encore merci à Marc pour l’organisation de cette journée. J’invite tous les pêcheurs qui veulent prendre du poisson de qualité et varié, avoir de la touche à gogo, bref pêcher en se faisant plaisir, de venir faire une journée de pêche " à la limonade ". Si vous avez peur de ne pas savoir faire ? Très simple faîtes appel à des professionnels qui sauront vous encadrer et vous guider pour une pêche de qualité, adressez vous à la compagnie des guides de pêche des Vosges !

Encore un grand merci Alain pour ta gentillesse, comme tu le dis souvent toi-même, tu es un bon gamin !

jeudi 21 juillet 2011

Misère sur la Bienne


Du 13 au 17 Juillet, le club mouche d’Épinal organisait sa sortie estivale sur une rivière du Haut Jura pour changer un peu et découvrir d’autres lieux. Nous sommes neuf membres pour cette sortie répartis dans trois voitures, un espace, la volvo et sa remorque plus le kangoo fourgonnette, le tout chargé à mitraille. La Loue chez Sanso, qui habituellement nous sert de terrain de jeu est encore en souffrance donc autant la laisser souffler encore un peu. Après un repérage effectué à Pâques cette année, la rivière semblait pouvoir nous accueillir mais c’est sans compter sur les aléas météorologiques. Le camping municipal de Saint-Claude, le martinet, servira de point de chute après les trois heures trente de routes. Partis de nos Vosges en début d’après midi sous la pluie, qui nous accompagnera un bon moment, nous allons voir les rivières gonfler et devenir brune à mesure que nous descendons vers la Franche Comté. A mi chemin au moment de la pause, la pluie cesse et l’on peut espérer trouver la rivière en bon état à notre arrivée. En fin d’après midi nous arrivons sur la région de St Claude et la pluie a fait son retour, la route est détrempée et il faut faire attention aux nombreux virages avant d’arriver à la capitale de la pipe et du diamant.

Les deux emplacements pour notre campement sont assez bien situés, la route est plus large et nous pourrons stationner les trois voitures en face des tentes, de plus nous avons le bloc sanitaire tout près ce qui sera très pratique. Pendant que certains commencent à monter le camp sous la pluie, je récupère le nécessaire pour allez chercher les cartes de pêche en ville. Une carte vacances pour un montant de 18 euros ce qui reste honnête par rapport à certaines sorties effectués par le passé, je me rappelle notamment celle sur la société de Clairon sur la Loue avec des prix exorbitant pour un parcours morcelé.

En début de soirée la pluie cesse mais il faut bien se rendre compte que toute cette eau tombée à priori toute la journée sur St Claude et environs va finir par arriver dans les rivières. Derrière nous se trouve une petite rivière nommée, le Tacon, au fur et à mesure que la soirée avance, le bruit de l’eau augmente. Cela n’envisage rien de bon pour le lendemain. Après un bon repas il est temps de trouver le sommeil réparateur, qui pour ma part ne viendra pas, le bruit de l’eau sera trop puissant. Au réveil, la petite rivière est vraiment haute, un moniteur de kayak nous le confirmera car son point de repère se trouve juste derrière notre campement.


Ce premier jour sera donc consacré à faire du repérage pour les jours suivants. Nous allons avoir la chance d’être guidé par un cousin d’un des trois Christian qui réside à la Rixouse et pêche lui aussi à la mouche. Avant la petite balade, un apéritif nous sera offert par l’Oncle à Christian, Merci encore. Quand je parle de petite balade, nous avons découvert que dans certains secteurs comme vers Villard sur Bienne, il faut avoir envie d’aller à la pêche, il faut descendre un long chemin avant d’apercevoir la rivière. Ensuite il faut avouer que c’est très beau, l’endroit ne doit pas être hyper fréquenté. Le niveau de la Bienne est toujours bien trop haut, nous ne verrons pas ce lieu sous son meilleur jour. Après il va falloir remonter la pente et cela ne sera pas une mince affaire, chacun à son rythme, certains même vont se mettre un fardeau de plus, un genre de souche d’arbre en partie fossilisé. Nous avons également visité, plus en aval sous roche blanche plus accessible. Ensuite il était temps de rejoindre le camping pour le repas après lequel certains d’entre nous se rendront à la piscine pendant que d’autres feront une sieste. Vers 17 heures nous allons continuer un peu la prospection juste en amont de st Claude, aux champs de Bienne, le parcours à l’air sympa mais ici aussi l’eau est encore trop haute mais à priori en train de baisser. Retour au campement, préparation du repas pour certains pendant que quatre d’entre nous essayent malgré tout la rivière derrière le camping, le Tacon, l’eau est haute mais il faut tenter le coup, avec la meilleur volonté, impossible de faire monter un seul poisson sur les sèches, pourtant une éclosion de petits éphémères et d' Ecdyonurus se déroule pendant la partie de pêche. Plus en amont Christian capturera trois petites truites à l’aide de nymphes plutôt lourdes.


 Il n’a pas plu de la journée, il a presque fait chaud au soleil et presque fait froid à l’ombre … Demain les niveaux seront sûrement plus propices à la pêche, et nous décidons d’aller sous roche blanche. Le lendemain matin, une fois sur place les groupes se forment, moi j’ai envie de remonter assez haut pour vraiment trouver des secteurs moins pêchés, le grand Séb me suivra et nous allons effectuer à nouveau une sacré balade avec quelques tentatives de pêche mais l’eau est encore bien trop torrentueuse et la pêche à vue restera impossible, la sèche ne donnera rien, il aurait sans doute fallu pêcher au fil mais je n’en avais l’envie. Le rendez vous du repas était fixé pour 13 heures et nous avons marché pendant plus de trente minutes pour rejoindre le parking …


 Le bilan de la matinée est triste pour tout le monde, pas de poissons ou quelques petite riquettes ! (Pléonasme) Le barbecue est excellent et les histoires vont bon train que déjà il faut retourner à la pêche, but de notre séjour. Cette fois je ne souhaite pas marcher autant que le matin, mais le terrain moins accidenté me fera faire un bout de chemin quand même, jusqu’au moment où un gros plat retient mon attention. La pêche en sèche et même à la nymphe à vue doivent y être possible sous réserve d’y voir un poisson, chose qui n’arrivera pas, quel dommage. L’eau est très froide pour la saison, c’est étrange, je n’ai pas l’habitude de trouver des eaux si froides en cette saison dans les Vosges. Après avoir grenouillé toute l’après midi sans prendre le moindre poisson en remontant, je reviens sur le grand plat avec du renfort et quelques riquettes vont à nouveau montrer le bout de leur nez. Quelques gobages apparaissent enfin mais sans poissons de taille correcte. Il est l’heure de remonter vers le pont, bizarrement personne n’y pêche, je me jette à l’eau apercevant un gobages sur la bordure. Le coup n’est pas simple mais j’ai la foi et je vais réussir le coup. Seulement une fois de plus le poisson est de petite taille, même pas vingt cinq centimètres. Une belle éclosion a lieu plus en amont et fait sortir quelques poissons de leur léthargie mais toujours de taille plus que modeste, la plus grosse truite zébrée du jour mesurera vingt-neuf centimètres, c’est pour dire. Retour pour finir au niveau du pont et de la prise d’eau de l’usine électrique, quelques poissons gobent de façon sporadique, je vais en tenter un mais sans succès et je fini par capituler. Mon padawan, qui me suit à nouveau, va réussir à prendre une truite sur ce secteur pendant que d’autres membres de l’expédition le regardent depuis le pont.


Il est grand temps de rentrer au campement pour un repas gargantuesque comme toujours, j’en profite pour saluer ici l’ensemble de l’équipe pour la participation à la préparation des repas aussi bien qu’à la vaisselle le tout sous la houlette du cuistot en chef, Michel. Ce soir là c’est une tartiflette que les nombreux passants vont nous envier …

Le lendemain nous allons décider de descendre plus en aval afin de peut-être trouver une rivière moins torrentueuse et ce que nous allons trouver entre vers Vaux les Saint-Claude. Une fois de plus je vais arpenter le terrain en compagnie de mon padawan et de Dominique, sur des secteurs en descendant, je trouve anormal de ne pas voir de truites postées, un courant lent, des roches, un mur de pierre, des trous d’eau, bref, tout pour plaire ! Après un très long plat, nous allons enfin trouver quelques truites et aussi un super endroit pour casser la croûte. Malheureusement Séb va manquer le premier poisson en sèche. Ensuite je vais tenter l’aventure en Nymphe à vue mais le soleil va me gêner de telle façon que les ombres portées du bas de ligne ou de la nymphe feront fuir les truites systématiquement. Des gobages vont même avoir lieu sans toutefois pouvoir en tenter un seul de façon sérieuse. Il faudra remonter pour chercher le reste du groupe et les voitures. A nouveau un grand moment autour du barbecue du midi puis retour à la pêche pour essayer de finir le séjour en beauté mais il n’en sera rien. Deux trois ombres se feront piéger mais point de truites. Pourtant ce tronçon de rivière semblait prometteur, j’aurais bien aimé pêcher ce parcours sans l’énorme coup d’eau qui a sans aucun doute balayé le fond et de nombreuses nymphes.


Il n’est jamais bon de pêcher sur la décrue et nous en avons fait les frais tout au long du séjour. En prenant les relevés sur le site vigicrues, le débit de la Bienne était à 4m3 secondes depuis plusieurs jours sur la station de Jeurre. Elle est passée à 80m3 au petit matin du 14 juillet pour revenir à 4m3 le dix-sept juillet à six heures du matin jour de notre départ. Afin de finir en apothéose la pluie a fait son retour dés cinq heures trente et ne nous quittera pas jusqu’à Salins les bains ce qui va nous obliger à remballer tout le matériel sous la pluie équipé de nos waders pour ne pas finir trempé comme des souches. Déjà sous les tentes, une partie du matériel avait bien pris l’eau compte tenu de la force de la pluie. De retour à la maison, les débits parlent d’eux-mêmes, la Bienne est repassée à 149m3 secondes à vingt heures !

Ainsi s’achève ce périple qui me laissera un goût amer au niveau pêche. En revanche, (ça va plaire à certain) pour le reste nous avons passé de bons moments, entre les histoires de chacun, les décors magnifique et les goûteux repas. Merci à tous pour votre bonne humeur dans ces conditions pas évidentes du tout et à bientôt pour un petit montage vidéo retraçant cette aventure …